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	<title>L'esclavage et ses abolitions - Ressources &#233;ducatives</title>
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	<description>Site p&#233;dagogique sur les abolitions de l'esclavage. Site recommand&#233; aux &#233;l&#232;ves, g&#233;r&#233; et mis en ligne &#224; titre b&#233;n&#233;vole depuis 1998 par Dominique Chathuant, enseignant d'histoire-g&#233;ographie.</description>
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		<title>L'esclavage et ses abolitions - Ressources &#233;ducatives</title>
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		<title>CHATHUANT (Dominique), History &amp; Geography. Vocabulaire, outils et m&#233;thodes, Hatier, 2013</title>
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		<description>&#201;l&#232;ves, &#233;tudiants en histoire, anglais, journalisme ou BTS tourisme. Vous savez peut-&#234;tre ce qu'est un commandeur, de la pacotille, une habitation-sucrerie mais sauriez-vous traiter le sujet en anglais ? Cet usuel vous tirera d'affaire et vous rendra bien d'autres services sur plusieurs th&#232;mes d'histoire-g&#233;ographie. Comprendre et parler l'anglais de l'histoire et de la g&#233;ographie exige la ma&#238;trise d'un vocabulaire sp&#233;cifique et la connaissance des pi&#232;ges linguistiques. Si certaines entr&#233;es dans ce (...)

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&lt;a href="http://abolitions.free.fr/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;01. A propos de ce site&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://abolitions.free.fr/IMG/arton87.jpg&quot; width='110' height='150' style='height:150px;width:110px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#201;l&#232;ves, &#233;tudiants en histoire, anglais, journalisme ou BTS tourisme. Vous savez peut-&#234;tre ce qu'est un commandeur, de la pacotille, une habitation-sucrerie mais sauriez-vous traiter le sujet en anglais ? Cet usuel vous tirera d'affaire et vous rendra bien d'autres services sur plusieurs th&#232;mes d'histoire-g&#233;ographie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Comprendre et parler l'anglais de l'histoire et de la g&#233;ographie
exige la ma&#238;trise d'un vocabulaire sp&#233;cifique et la connaissance des
pi&#232;ges linguistiques. Si certaines entr&#233;es dans ce lexique peuvent avoir
des allures d'&#233;vidences, d'autres &#233;vitent tout contresens en traquant
les faux amis. &lt;span class='spip_document_58 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://abolitions.free.fr/local/cache-vignettes/L200xH273/History_geography_Chathuant_cadre_blanc_200-3b582.jpg' width='200' height='273' alt=&quot;&quot; style='height:273px;width:200px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Le choix d'un classement th&#233;matique de plus 5 000 mots et expressions, des
m&#233;thodes g&#233;n&#233;rales et des focus linguistiques font de cet ouvrage un
outil indispensable pour tous les &#233;l&#232;ves et &#233;tudiants amen&#233;s &#224; pratiquer
l'anglais historique et g&#233;ographique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
CHATHUANT (Dominique), &lt;i&gt;History &amp; Geography. Vocabulaire, outils et m&#233;thodes&lt;/i&gt;, Hatier, 2013, 160 p. Prix : 13,70 &#8364;
&lt;p&gt;&lt;a href lang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.editions-hatier.fr/livre/history-geography-classes-europeennes-vocabulaire-outils-et-methodes&quot;&gt;Hatier &lt;/a&gt;| &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot; http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/chathuant/history-geography-vocabulaire-outils-et-methodes-manuel-de-l-eleve,56640553.aspx&quot;&gt;Chapitre&lt;/a&gt; | &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.librairiedialogues.fr/livre/4099701-history-geography-classes-europeennes-vocabula--dominique-chathuant-hatier?affiliate=hatier&amp;&quot;&gt;Librairie-dialogues &lt;/a&gt;| &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.amazon.fr/History-Geography-europ%C3%A9ennes-Vocabulaire-m%C3%A9thodes/dp/2218961806/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;qid=1366187341&amp;sr=8-1&amp;keywords=dominique+chathuant&quot;&gt;Amazon&lt;/a&gt; |&lt;a href=&quot;http://www.furet.com/history-geography-vocabulaire-outils-et-methodes-manuel-de-l-eleve-2366054.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le Furet du Nord&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : : &lt;a href="http://www.editions-hatier.fr/livre/history-geography-classes-europeennes-vocabulaire-outils-et-methodes" class="spip_out"&gt;Site des &#233;ditions Hatier&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<enclosure url="http://abolitions.free.fr/IMG/pdf/Pour_imprimer_cette_reference_et_la_communiquer_sans_erreur_a_votre_libraire.pdf" length="27300" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>1838 - Ordonnance du gouverneur g&#233;n&#233;ral des Antilles danoises du 7 mai 1838</title>
		<link>http://abolitions.free.fr/spip.php?article91</link>
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		<dc:date>2012-04-21T08:10:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Dominique Chathuant , Test</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;L'ordonnance Von Scholten de 1838&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://abolitions.free.fr/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;06. Abolitionnisme et &#233;mancipation hors des colonies fran&#231;aises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://abolitions.free.fr/IMG/arton91.png&quot; width='150' height='114' style='height:114px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au nom de Sa Majest&#233; royale de Danemarck (sic), Peter-Carl-Fr&#233;d&#233;rick von Scholten, Major-g&#233;n&#233;ral, chambellan, chevalier grande-croix de Dannebrog et Dannebrogsniau, grand-officier de la L&#233;gion d'Honneur et chevalier de l'ordre fran&#231;ais pour le m&#233;rite militaire, gouverneur-g&#233;n&#233;ral des &#238;les danoises dans les Antilles, Fait &#224; savoir : Apr&#232;s un m&#251;r examen des causes du m&#233;contentement qui se manifeste parfois sur quelques habitations, malgr&#233; les am&#233;liorations qui ont &#233;t&#233; graduellement introduites dans la position des laboureurs, je suis convaincu qu'une grande partie de ce m&#233;contentement provient des actes arbitraires qui se commettent en ce qui concerne les heures de travail et la coupe de l'herbe apr&#232;s ces heures. Lorsque la quantit&#233; d'herbe n&#233;cessaire pour le b&#233;tail a &#233;t&#233; fix&#233;e, si l'habitation ne la peut fournir, les laboureurs sont forc&#233;s d'empi&#233;ter sur les propri&#233;t&#233;s voisines pour prendre ce qu'ils ne parviennent pas &#224; trouver chez eux. De telles choses sont ill&#233;gales et bl&#226;mables. Elles produisent de mauvais sentimens (sic) parmi les laboureurs de la propri&#233;t&#233; dont on viole ainsi les limites, elles engendrent la discorde, d&#233;truisent la paix et le bon ordre, en un mot, elles touchent au bien d'autrui. Afin de faire cesser ces abus et d'introduire une r&#232;gle g&#233;n&#233;rale dans toutes les colonies sur ce point et sur d'autres, je consid&#232;re qu'il est de mon devoir, jusqu'&#224; ce que le bon plaisir de Sa Majest&#233; soit connu, d'ordonner ce qui suit :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; Art. 1er. Les heures de travail pour les laboureurs sur toutes les habitations, durant les jours ouvrables et les jours de f&#234;te qui n'ont pas &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;s comme tels jusqu'ici par les habitans (sic) commenceront au lever du soleil et cesseront au coucher, except&#233; dans certains cas qui sont mentionn&#233;s ci-apr&#232;s, avec les intervalles ordinaires de repos, c'est &#224; dire de sept &#224; huit heures pour le d&#233;jeuner, et de midi &#224; deux heures pour le d&#238;ner. L'ordre de ces heures s'annoncera au son de la cloche sur quelques habitations dans chaque quartier, et sera r&#233;p&#233;t&#233; par toutes les autres. On nommera prochainement les habitations qui doivent servir de guide [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='La dur&#233;e du travail n'est plus laiss&#233;e &#224; l'arbitraire du ma&#238;tre ; forc&#233;ment iI (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]. On sonnera le matin une demi-heure avant le lever du soleil, afin que l'appel puisse &#234;tre fait au champ et le travail commenc&#233; au lever du soleil. Le d&#233;jeuner est fix&#233; &#224; sept heures, la reprise des travaux &#224; sept heures trois quarts, le d&#238;ner, de midi &#224; une heure trois quarts, et enfin la cessation des travaux au coucher du soleil. L'ouvrage des champs doit &#234;tre fait, y compris la coupe des herbes, durant les heures stipul&#233;es. Apr&#232;s le coucher du soleil, on ne doit faire d'autre labeur que ceux de l'&#233;curie, des veill&#233;es de garde et des soins aux malades. On ne peut se dispenser de ces obligations ni apr&#232;s les heures de travail ni les jours de f&#234;te. Durant la r&#233;colte, s'il se trouvait apr&#232;s le coucher du soleil de la paille de canne &#233;parpill&#233;e autour des &#233;tablissemens (sic), et qu'il f&#251;t n&#233;cessaire de la ramasser, il sera permis d'employer l'atelier &#224; le faire, afin de pr&#233;venir les risques d'incendie et pour mieux conserver le chauffage ; mais ceci ne peut prendre beaucoup de temps. Lorsque la cloche sonne midi et au coucher du soleil, l'atelier ne doit pas se disperser ; il viendra aux &#233;tablissemens avec le commandeur, afin d'apporter le bois ou l'herbe qui auront &#233;t&#233; demand&#233;s. &#171; Comme la fabrication du sucre ne peut &#234;tre interrompue lorsqu'elle est commenc&#233;e et doit &#234;tre continu&#233;e jusqu'&#224; ce que le jus de la canne soit bouilli, une exception &#224; la ponctuelle observation des heures de repos et de cessation de travail est in&#233;vitable. En cons&#233;quence, les laboureurs occup&#233;s doivent continuer leur travail aussi longtemps qu'il sera n&#233;cessaire ; mais le moulin ne sera mis en mouvement qu'au lever du soleil et cessera au coucher. Lorsque les circonstances rendent la pr&#233;sence des enfans (sic) indispensable pour fournir de la canne au moulin durant les heures du d&#233;jeuner ou du d&#238;ner, il est permis de ne leur accorder que le temps indispensable pour manger, c'est &#224; dire un quart d'heure pour d&#233;jeuner et une demi-heure pour d&#238;ner. On devra toutefois les renvoyer dans l'apr&#232;s-midi une heure plus t&#244;t, afin de compenser le temps qu'ils ont donn&#233; en plus le matin. Les laboureurs doivent faire tout ouvrage qu'on leur commande m&#234;me celui qui n'est pas mentionn&#233; ici ; mais s'ils consid&#232;rent qu'on prend leur temps ill&#233;galement, deux d'entre eux peuvent venir porter plainte au gouverneur-g&#233;n&#233;ral, et le propri&#233;taire est tenu de leur permettre [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='La violence n'est presque plus possible, puisque la victime peut d'une (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]. &lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le gouverneur-g&#233;n&#233;ral ordonnera que le cas soit attentivement examin&#233; par la police. Les directeurs, propri&#233;taires ou administrateurs, s'ils sont coupables, seront responsables des cons&#233;quences de leurs ordres, et si les laboureurs se sont plaints injustement, ils seront punis de m&#234;me. &lt;/li&gt;&lt;li&gt; 2. La paix et l'ordre doivent &#234;tre observ&#233;s aussi bien au-dehors que sur l'habitation. Si quelques laboureurs, durant les heures de repos, quittent la propri&#233;t&#233; et occasionnent du trouble dans les chemins ou ailleurs, les chefs ont droit de les rappeler &#224; toute heure pour les garder sur l'habitation et les emp&#234;cher d'en sortir. &#171; Ma circulaire du 16 janvier 1837, de m&#234;me que les autres r&#232;glemens qui ont &#233;t&#233; publi&#233;s concernant l'ouvrage volontaire fait par les ouvriers les jours de f&#234;te, restent en vigueur. &#171; Pour ce qui concerne la coupe des herbes, dont on a d&#233;j&#224; parl&#233;, les propri&#233;taires ou administrateurs sont invit&#233;s &#224; faire observer aux laboureurs qu'ils ne peuvent, ni le dimanche ni aucun autre jour, couper de l'herbe que sur leur propre habitation. Pour infraction &#224; cette r&#232;gle, non seulement le d&#233;linquant sera puni, mais les propri&#233;taires, directeurs ou administrateurs respectifs seront responsables, s'il est prouv&#233; que cela s'est fait par suite d'un manque d'herbes chez eux. &lt;/li&gt;&lt;li&gt; 3. Aussit&#244;t que le m&#233;decin de l'habitation ou la sage-femme d&#233;clarent qu'une femme est enceinte, elle doit &#234;tre imm&#233;diatement transf&#233;r&#233;e de la grande &#224; la petite bande [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='Dans toutes les colonies, &#224; quelque nation qu'elles appartiennent, les (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;], o&#249; elle demeurera jusqu'aux deux derniers mois de sa grossesse. Depuis ce temps jusqu'&#224; son accouchement, elle doit &#234;tre employ&#233;e &#224; des ouvrages l&#233;gers pr&#232;s des b&#226;timens (sic). Comme de coutume, apr&#232;s la d&#233;livrance, elle sera exempte pendant les sept premi&#232;res semaines de tout labeur, et pendant les trois premi&#232;res, on doit lui donner une garde-malade pour elle et son enfant. A l'expiration des sept semaines, elle est de nouveau plac&#233;e dans la grande bande, &#171; Les heures de travail pour les femmes, durant une ann&#233;e apr&#232;s leurs couches, sont fix&#233;es depuis huit heures du matin jusqu'&#224; cinq de l'apr&#232;s-midi, avec trois heures de repos, savoir : de onze &#224; deux. Durant l'ann&#233;e suivante, apr&#232;s le sevrage des enfans, on ne les fera pas sortir avant d&#233;je&#251;ner ; mais &#224; tous autres &#233;gards, elles doivent se conformer aux heures prescrites &#224; la grande bande et &#234;tre pr&#233;sentes &#224; l'appel de la liste. On doit autant que possible sevrer les enfans &#224; un an, &#224; moins que le m&#233;decin ne soit d'avis qu'il y ait n&#233;cessit&#233; de nourrir plus longtemps. Aux heures d'ouvrage, les enfans doivent &#234;tre &#224; l'infirmerie ou dans toute autre place convenable sous l'inspection d'une femme de confiance. &lt;/li&gt;&lt;li&gt; 4. Le commandeur de chaque habitation sucri&#232;re sera nomm&#233; par le propri&#233;taire ou administrateur, et sera pr&#233;sent&#233; &#224; l'officier de police de la juridiction, qui enregistrera son nom sur un livre tenu &#224; cet effet. Ces hommes seront regard&#233;s comme appartenant &#224; la police, et veilleront au maintien du bon ordre sur l'habitation. Si un changement de commandeur est jug&#233; utile par le propri&#233;taire ou l'administrateur, le commandeur renvoy&#233; et son successeur seront pr&#233;sent&#233;s au commissaire de police qui annulera la nomination du premier et enregistrera celle du second, sans que le propri&#233;taire ait aucun compte &#224; rendre de sa d&#233;cision. Pour rendre le commandeur plus imposant, on devrait [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='Ici ce n'est pas un ordre, c'est une proposition (note de Sch&#339;lcher).' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;] lui donner un uniforme, compos&#233; d'une veste rouge &#224; collet vert, et pour lui inspirer plus de z&#232;le dans l'exercice de ses fonctions, on devrait lui accorder une gourde par mois ind&#233;pendamment des rations ordinaires. Le ch&#226;timent avec les verges de tamarin ou autres sur le corps nu est aboli &#224; l'avenir sur toutes les habitations. Les propri&#233;taires ou administrateurs sont autoris&#233;s, dans les cas o&#249; le ch&#226;timent corporel serait n&#233;cessaire, &#224; l'infliger avec une corde qui sera obtenue au bureau de police pour une modique somme. &#171; Un homme recevra douze coups et une femme six, les hommes sur les &#233;paules et les femmes comme auparavant, mais sur leurs v&#234;temens (sic). Ces derni&#232;res devront &#234;tre soumises &#224; ce ch&#226;timent aussi peu que possible. Dans tous les cas, les hommes ni les femmes ne doivent &#234;tre ch&#226;ti&#233;s plus de deux fois par semaine [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='La loi fran&#231;aise, en fixant simplement le nombre de coups &#224; 29, n'a par&#233; en (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]. Aux champs, les commandeurs feront usage dor&#233;navant d'une canne de trois pieds de long et d'un pouce et demi de circonf&#233;rence avec laquelle il leur est permis, pour conserver l'ordre, de frapper deux coups, mais cela jamais plus de deux fois par jour. &#171; Il est aussi permis aux propri&#233;taires et administrateurs d'ordonner une punition sur l'habitation qui n'exc&#233;dera pas quarante-huit heures de prison solitaire, au pain et &#224; l'eau, ou huit jours de r&#233;clusion durant les heures de repos ; mais lorsque la faute est de nature &#224; demander une punition plus s&#233;v&#232;re, le coupable sera envoy&#233; au bureau de police. Chaque punition doit &#234;tre exactement mentionn&#233;e dans le journal de l'habitation, et nul ch&#226;timent ne peut &#234;tre inflig&#233; sur les routes et dans les champs, sauf ce qui est permis au commandeur [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='footnote' title='C'est paralyser les violences de l'emportement, c'est mettre un frein naturel (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]. Toutes les punitions seront inflig&#233;es au contraire pr&#232;s des &#233;tablissemens &#224; l'heure du d&#233;je&#251;ner et en pr&#233;sence de tout l'atelier [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='footnote' title='L'atelier est t&#233;moin et peut d&#233;poser si la loi a &#233;t&#233; viol&#233;e (note de (...)' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]. Le propri&#233;taire ou l'administrateur doit &#234;tre pr&#233;sent et ne s'en pas rapporter &#224; l'&#233;conome qui ordonne la punition [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='footnote' title='Chaque nouvelle formalit&#233; est, on le con&#231;oit, une entrave de plus (note de (...)' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;] &#171; Les r&#232;glemens ci-dessus auront imm&#233;diatement force de loi, et toute transgression sera punie conform&#233;ment &#224; l'&#233;dit de sa gracieuse majest&#233;, en date du 22 novembre 1834, par lequel le gouverneur-g&#233;n&#233;ral est autoris&#233; &#224; imposer une amende aux propri&#233;taires, administrateurs et &#233;conomes, et m&#234;me &#224; les d&#233;poss&#233;der de la direction de la propri&#233;t&#233;. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Donn&#233; &#224; Sainte-Croix, le 7 mai 1838 P. V. SCHOLTEN [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='footnote' title='Cit&#233;, annot&#233; et traduit du danois par Victor Sch&#339;cher, in Victor Sch&#339;lcher, (...)' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] La dur&#233;e du travail n'est plus laiss&#233;e &#224; l'arbitraire du ma&#238;tre ; forc&#233;ment iI est oblig&#233;, par ce moyen, de se renfermer dans les limites de la loi (note de Sch&#339;lcher).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] La violence n'est presque plus possible, puisque la victime peut d'une mani&#232;re r&#233;elle en aller porter plainte imm&#233;diatement (note de Sch&#339;lcher).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] Dans toutes les colonies, &#224; quelque nation qu'elles appartiennent, les ateliers sont divis&#233;s en deux bandes, appel&#233;es chez nous la grande et la petite bande. La premi&#232;re fait les gros ouvrages : creuser les trous de cannes, planter, &#233;pailler, couper, etc. La seconde, compos&#233;e des enfans, des individus val&#233;tudinaires ou convalescens, (sic) ramasse les feuilles, nettoie les champs, etc. On passe g&#233;n&#233;ralement de la petite &#224; la grande bande, hommes et femmes, vers l'&#226;ge de seize ans (note de Sch&#339;lcher).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;] Ici ce n'est pas un ordre, c'est une proposition (note de Sch&#339;lcher).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh5' id='nb5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;] La loi fran&#231;aise, en fixant simplement le nombre de coups &#224; 29, n'a par&#233; en rien aux inconv&#233;niens du ch&#226;timent personnel. Le ma&#238;tre donne 29 coups en une fois, mais il recommence deux heures apr&#232;s et il est toujours dans la loi (note de Sch&#339;lcher).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh6' id='nb6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;] C'est paralyser les violences de l'emportement, c'est mettre un frein naturel et simple aux punitions inflig&#233;es dans un premier mouvement de col&#232;re (note de Sch&#339;lcher).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh7' id='nb7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='footnote'&gt;7&lt;/a&gt;] L'atelier est t&#233;moin et peut d&#233;poser si la loi a &#233;t&#233; viol&#233;e (note de Sch&#339;lcher).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh8' id='nb8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='footnote'&gt;8&lt;/a&gt;] Chaque nouvelle formalit&#233; est, on le con&#231;oit, une entrave de plus (note de Sch&#339;lcher).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh9' id='nb9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='footnote'&gt;9&lt;/a&gt;] Cit&#233;, annot&#233; et traduit du danois par Victor Sch&#339;cher, in Victor Sch&#339;lcher, &lt;i&gt;Colonies &#233;trang&#232;res et Ha&#239;ti&lt;/i&gt;, Paris, 1843, D&#233;sormeaux, Pointe-&#224;-Pitre, 1973, vol. II, pp. 6-12.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>1848 - Partie n&#233;erlandaise de Saint-Martin (Sint-Marteen)</title>
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		<dc:creator> Dominique Chathuant </dc:creator>



		<description>Dans son m&#233;moire, Gatine (1805-1864), commissaire g&#233;n&#233;ral du gouvernement, raconte comment l'abolition fran&#231;aise entra&#238;ne l'abolition n&#233;erlandaise &#224; Saint-Martin. A l'instar de Lamartine ou de Jules C&#233;sar, s'exprime &#224; la troisi&#232;me personne. A Saint-Martin, l'&#233;vasion g&#233;n&#233;rale des esclaves hollandais sur la partie fran&#231;aise parut imminente, et le commissaire g&#233;n&#233;ral dut adresser au gouverneur pour la Hollande cette d&#233;p&#234;che : &#171; Monsieur le gouverneur, La France vient d'accomplir un grand acte de r&#233;paration (...)

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&lt;a href="http://abolitions.free.fr/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;06. Abolitionnisme et &#233;mancipation hors des colonies fran&#231;aises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://abolitions.free.fr/IMG/arton22.gif&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dans son m&#233;moire, Gatine (1805-1864), commissaire g&#233;n&#233;ral du gouvernement, raconte comment l'abolition fran&#231;aise entra&#238;ne l'abolition n&#233;erlandaise &#224; Saint-Martin. A l'instar de Lamartine ou de Jules C&#233;sar, s'exprime &#224; la troisi&#232;me personne.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=justify&gt;
A Saint-Martin, l'&#233;vasion g&#233;n&#233;rale des esclaves hollandais sur la partie fran&#231;aise parut imminente, et le commissaire g&#233;n&#233;ral dut adresser au gouverneur pour la Hollande cette d&#233;p&#234;che :
&lt;p&gt;&#171; Monsieur le gouverneur,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La France vient d'accomplir un grand acte de r&#233;paration envers nos fr&#232;res noirs. Par d&#233;cret du 27 avril dernier, l'esclavage est aboli dans toutes les colonies fran&#231;aises. Je dois vous signaler sp&#233;cialement les cons&#233;quences de cet acte l&#233;gislatif, &#224; raison du partage de souverainet&#233; qui existe dans l'&#238;le Saint-Martin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les anciens esclaves de la partie fran&#231;aise ont imm&#233;diatement recouvr&#233; leurs droits d'hommes libres et de citoyens. Ils sont assur&#233;s, la R&#233;publique n'en doute pas, d'&#234;tre trait&#233;s comme tels, sur les terres de la Hollande, comme en tout pays &#233;tranger.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En outre, l'art. 7 du d&#233;cret porte : &quot;Le principe que le sol de la France affranchit l'esclave qui le touche est appliqu&#233; aux colonies et possessions de la R&#233;publique.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette disposition int&#233;resse particuli&#232;rement les colons hollandais de Saint-Martin. Elle aura pour effet de rendre libres tous esclaves qui de votre territoire passeront sur le n&#244;tre, tous ceux aussi qui, plac&#233;s &#224; bord des navires caboteurs ou autres, d&#233;barqueraient dans nos ports ou sur nos c&#244;tes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La R&#233;publique ne veut pas faire le sacrifice de sa loyaut&#233; et de ses bons rapports avec une puissance amie, m&#234;me au profit de la sainte cause qui triomphe d&#233;sormais dans les colonies fran&#231;aises ; mais elle ne doit pas fl&#233;chir dans l'application de son principe. Elle ne pourra donc consentir &#224; aucune revendication d'esclaves fugitifs ou marrons se trouvant dans les parties de l'&#238;le de Saint-Martin qui appartiennent &#224; la France, ni permettre contre eux l'emploi d'aucune contrainte pour les faire rentrer en servitude.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puisse, au reste, l'exemple de la France et de l'Angleterre porter ses fruits. Puisse l'&#238;le Saint-Martin tout enti&#232;re n'avoir bient&#244;t pour habitants que des hommes libres et fr&#232;res. Ce v&#339;u, votre g&#233;n&#233;reuse nation est digne de l'entendre et de l'accomplir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Salut et fraternit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Commissaire g&#233;n&#233;ral de la R&#233;publique fran&#231;aise &#224; la Guadeloupe et d&#233;pendances,
AD. GATINE .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;small&gt;Adolphe Ambroise Gatine, &lt;i&gt;Abolition de l'esclavage &#224; la Guadeloupe, Quatre mois de gouvernement dans cette colonie&lt;/i&gt;, reproduction de l'&#233;dition de 1849 augment&#233;e de notes et commentaires de Jacques Ad&#233;la&#239;de-Merlande, Soci&#233;t&#233; d'histoire de la Guadeloupe, Basse-Terre, 1999, ISBN : 2-900339-30-8.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Commande et renseignements : Soci&#233;t&#233; d'Histoire de la Guadeloupe, Archives D&#233;partementales, BP 74, 97102 BASSE-TERRE CEDEX, (Guadeloupe, FWI)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/small&gt;.&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>1833-1848 - Cons&#233;quences de l'&#233;mancipation britannique sur la fuite des esclaves des colonies fran&#231;aises</title>
		<link>http://abolitions.free.fr/spip.php?article86</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Dominique Chathuant </dc:creator>



		<description>Extrait de Lennox Honychurch, The Dominica story, a history of the Island, MacMillan Education Ltd, London, Basingstoke, 1995, traduction : Dominique Chathuant, 1998. La traduction est fid&#232;le au titre original, bien que les esclaves ne soient pas des citoyens fran&#231;ais mais des biens meubles. Le premier paragraphe est le texte de l'historien Lennox Honychurch. Le second, cit&#233; dans son livre, est celui d'un Am&#233;ricain visitant la Dominique entre 1833 et 1848. Cons&#233;quence de l'&#233;mancipation, (...)

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&lt;a href="http://abolitions.free.fr/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;06. Abolitionnisme et &#233;mancipation hors des colonies fran&#231;aises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://abolitions.free.fr/IMG/arton86.png&quot; width='150' height='75' style='height:75px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Extrait de Lennox Honychurch, &lt;i&gt;The Dominica story, a history of the Island&lt;/i&gt;, MacMillan Education Ltd, London, Basingstoke, 1995, traduction : Dominique Chathuant, 1998.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; La traduction est fid&#232;le au titre original, bien que les esclaves ne soient pas des citoyens fran&#231;ais mais des biens meubles. Le premier paragraphe est le texte de l'historien Lennox Honychurch. Le second, cit&#233; dans son livre, est celui d'un Am&#233;ricain visitant la Dominique entre 1833 et 1848.&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; Cons&#233;quence de l'&#233;mancipation, la Dominique se retrouva, une fois encore, en train d'influencer les &#233;v&#233;nements des &#238;les fran&#231;aises voisines. L'esclavage ne fut pas aboli dans les colonies de Martinique et Guadeloupe avant 1848 et pendant 14 ans, la libert&#233; des c&#244;tes de la Dominique entra&#238;na les esclaves fran&#231;ais dans les turbulents canaux marins. John Gurney, un Am&#233;ricain qui visite la Dominique en 1840, d&#233;crit l' exode dans les lettres adress&#233;es &#224; ses amis &#224; New-York.
&lt;p&gt; [&#8230;] depuis le signal de l'&#233;mancipation, plusieurs centaines d'esclaves, ont organis&#233; leur fuite vers la Dominique, en particulier, je crois, ceux de la Guadeloupe. Ces pauvres cr&#233;atures courent des risques prodigieux en tentant de traverser les eaux, dans de petits bateaux ouverts ; et nous sommes avertis qu'au moins le tiers d'entre eux a p&#233;ri avant d'atteindre l'&#238;le. Un solide gaillard est arriv&#233; sur la c&#244;te de la Dominique apr&#232;s un p&#233;ril extr&#234;me sur ce qui restait d'un radeau qu'il avait construit &#224; partir d'un robuste tronc [&#8230;], On nous a rapport&#233; d'excellentes nouvelles du comportement et de l'industrie de ces esclaves enfuis, une fois &#224; la Dominique [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt; &lt;small&gt; Cit&#233; par Lennox Honychurch, &lt;i&gt;The Dominica story, a history of the Island&lt;/i&gt;, MacMillan Education Ltd, London, Basingstoke, 1995&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>1833 - Abolition britannique de l'esclavage</title>
		<link>http://abolitions.free.fr/spip.php?article85</link>
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		<dc:date>2012-04-11T19:20:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Dominique Chathuant </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Dans les colonies britanniques, l'&#233;mancipation s'&#233;tend sur cinq ans au cours desquels on passe graduellement de l'esclavage &#224; l'apprentissage puis &#224; l'&#233;tat de sujet.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://abolitions.free.fr/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;06. Abolitionnisme et &#233;mancipation hors des colonies fran&#231;aises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://abolitions.free.fr/IMG/arton85.png&quot; width='150' height='75' style='height:75px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Londres, 28 ao&#251;t 1833,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Consid&#233;rant que divers individus sont retenus en &#233;tat d'esclavage dans plusieurs colonies de Sa Majest&#233; ; qu'il est juste et opportun de les affranchir, et qu'en m&#234;me temps il convient d'accorder aux personnes, qui ont eu droit jusqu'&#224; pr&#233;sent aux services de ces individus esclaves, une indemnit&#233; raisonnable pour la perte de ce droit ; Consid&#233;rant qu'il y a lieu de prendre des mesures pour exciter l'industrie des individus destin&#233;s &#224; &#234;tre &#233;mancip&#233;s, et pour s'assurer de leur bonne conduite pendant un certain laps de temps apr&#232;s leur &#233;mancipation ; Consid&#233;rant qu'il est n&#233;cessaire de mettre les lois actuellement en vigueur dans lesdites colonies en harmonie avec les nouvelles relations sociales que doit amener cette &#233;mancipation g&#233;n&#233;rale des esclaves, et que, pour donner le temps de modifier dans ce sens la l&#233;gislation dont il s'agit, il y a n&#233;cessit&#233; de laisser &#233;couler un certain intervalle avant que l'&#233;mancipation commence &#224; avoir lieu ; Le Roi, d'apr&#232;s l'avis, le consentement et l'autorit&#233; des lords spirituels et temporels et des communes, r&#233;unis en parlement, a d&#233;cr&#233;t&#233; ce qui suit :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;ARTICLE PREMIER. Tout individu, de l'un et de l'autre sexe, r&#233;sidant dans les colonies ci-dessus mentionn&#233;es, qui, ant&#233;rieurement au 1er ao&#251;t 1834, aura &#233;t&#233;, d'apr&#232;s les lois actuellement en vigueur, d&#251;ment port&#233; sur le r&#244;le des esclaves, et qui &#224; cette &#233;poque sera &#226;g&#233; de six ans et au-dessus, deviendra apprenti-travailleur par le simple effet des dispositions du pr&#233;sent acte, et sans qu'il soit besoin pour cela d'un brevet d'apprentissage ou d'aucun autre acte particulier. Les esclaves retenus habituellement en mer par la nature de leurs occupations seront, quant &#224; l'application des pr&#233;sentes dispositions, consid&#233;r&#233;s comme r&#233;sidant dans la colonie &#224; laquelle ils appartiennent [...]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>M&#233;moires du g&#233;n&#233;ral Toussaint Louverture comment&#233;es par Saint-R&#233;my (1853)</title>
		<link>http://abolitions.free.fr/spip.php?article83</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Dominique Chathuant </dc:creator>



		<description>Contrairement &#224; ce qui est annonc&#233; dans le titre, il ne s'agit pas &#224; vrai dire, des m&#233;moires de Louverture mais de la r&#233;&#233;dition de plusieurs textes de cet acteur des r&#233;volutions fran&#231;aise et ha&#239;tienne. Le premier, intitul&#233; au pluriel M&#233;moires du g&#233;n&#233;ral Toussaint Louverture, a &#233;t&#233; publi&#233; en 1853 &#224; l'initiative de l'avocat ha&#239;tien Joseph Saint-R&#233;my, r&#233;fugi&#233; &#224; Paris dans les ann&#233;es 1850...

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&lt;a href="http://abolitions.free.fr/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;03. P&#233;riode r&#233;volutionnaire et Premier empire (1789-1815)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://abolitions.free.fr/IMG/arton83.jpg&quot; width='110' height='150' style='height:150px;width:110px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce qui est annonc&#233; dans le titre, il ne s'agit pas &#224; vrai dire, des m&#233;moires de Louverture mais de la r&#233;&#233;dition de plusieurs textes de cet acteur des r&#233;volutions fran&#231;aise et ha&#239;tienne. Le premier, intitul&#233; au pluriel M&#233;moires du g&#233;n&#233;ral Toussaint Louverture, a &#233;t&#233; publi&#233; en 1853 &#224; l'initiative de l'avocat ha&#239;tien Joseph Saint-R&#233;my, r&#233;fugi&#233; &#224; Paris dans les ann&#233;es 1850...
&lt;span class='spip_document_69 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://abolitions.free.fr/local/cache-vignettes/L347xH477/LouvertureBaquoy-2-e4291.jpg' width='347' height='477' alt=&quot;&quot; style='height:477px;width:347px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : : &lt;a href="http://www.clio-cr.clionautes.org/spip.php?article2895" class="spip_out"&gt;Suite sur le site des Clionautes&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>10 mai : comm&#233;moration et histoire</title>
		<link>http://abolitions.free.fr/spip.php?article82</link>
		<guid isPermaLink="true">http://abolitions.free.fr/spip.php?article82</guid>
		<dc:date>2008-05-08T13:04:32Z</dc:date>
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		<description>Ce site est p&#233;dagogique. On n'y trouvera donc pas de po&#232;mes sur la comm&#233;moration du 10 mais du mat&#233;riel de travail pour tous ceux, &#233;l&#232;ves ou simples citoyens, qui souhaitent s'informer. Ind&#233;pendamment des opinions de chacun d'entre nous sur les comm&#233;morations, il peut para&#238;tre int&#233;ressant de souligner contre une id&#233;e re&#231;ue, qu'elles ne rel&#232;vent pas forc&#233;ment d'un discours de l'anti-France qui viserait &#224; saper les fondement de l'identit&#233; nationale fran&#231;aise. Sans doute peut on &#233;galement penser qu'en (...)

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&lt;a href="http://abolitions.free.fr/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;01. A propos de ce site&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce site est p&#233;dagogique. On n'y trouvera donc pas de po&#232;mes sur la comm&#233;moration du 10 mais du mat&#233;riel de travail pour tous ceux, &#233;l&#232;ves ou simples citoyens, qui souhaitent s'informer. Ind&#233;pendamment des opinions de chacun d'entre nous sur les comm&#233;morations, il peut para&#238;tre int&#233;ressant de souligner contre une id&#233;e re&#231;ue, qu'elles ne rel&#232;vent pas forc&#233;ment d'un discours de l'anti-France qui viserait &#224; saper les fondement de l'identit&#233; nationale fran&#231;aise. Sans doute peut on &#233;galement penser qu'en comm&#233;morant l'abolition, la R&#233;publique s'adresse aux descendants d'esclaves qu'elle int&#232;gre dans le corps national en rappelant &#224; l'ensemble des citoyens dans quelles conditions certains d'entre-eux furent accueillis dans l'espace de la R&#233;publique. Faut-il comm&#233;morer ou ne pas comm&#233;morer ? Libre &#224; chacun de se d&#233;terminer mais il est clair que s'informer en faisant de l'histoire permet de se distancier des passions m&#233;morielles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Ab&#233;c&#233;daire de l'esclavage des Noirs</title>
		<link>http://abolitions.free.fr/spip.php?article80</link>
		<guid isPermaLink="true">http://abolitions.free.fr/spip.php?article80</guid>
		<dc:date>2007-06-16T04:24:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Dominique Chathuant </dc:creator>



		<description>L'Ab&#233;c&#233;daire de l'esclavage des Noirs, publi&#233; en septembre est &#224; destination de tous les publics. Il a &#233;t&#233; &#233;labor&#233; avec une pens&#233;e toute particuli&#232;re pour les coll&#233;giens et lyc&#233;ens qui seraient amen&#233;s &#224; faire des recherches sur la th&#233;matique de l'esclavage (et donc aussi &#224; leurs professeurs).

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&lt;a href="http://abolitions.free.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;02. Avant 1789&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://abolitions.free.fr/IMG/arton80.jpg&quot; width='127' height='150' style='height:150px;width:127px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.clionautes.org/spip.php?article1577&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;L'Ab&#233;c&#233;daire de l'esclavage des Noirs&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, publi&#233; en septembre est &#224;
destination de tous les publics. Il a &#233;t&#233; &#233;labor&#233; avec une pens&#233;e toute
particuli&#232;re pour les coll&#233;giens et lyc&#233;ens qui seraient amen&#233;s &#224; faire
des recherches sur la th&#233;matique de l'esclavage (et donc aussi &#224; leurs
professeurs).&lt;span class='spip_document_90 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://abolitions.free.fr/local/cache-vignettes/L400xH473/Abecedaire_mini-8cd50.jpg' width='400' height='473' alt=&quot;&quot; style='height:473px;width:400px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>1802. 1802 - Le v&#233;ritable portrait de Toussaint Louverture</title>
		<link>http://abolitions.free.fr/spip.php?article78</link>
		<guid isPermaLink="true">http://abolitions.free.fr/spip.php?article78</guid>
		<dc:date>2007-01-02T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>Le seul portrait authentique du g&#233;n&#233;ral de division fran&#231;ais Toussaint Louverture dont on est absolument s&#251;r est celui qui a &#233;t&#233; dessin&#233; par Pierre-Charles Baquoi &#224; Brest entre le 12 et le 23 juillet 1802 ; Toussaint Louverture est alors aux arr&#234;ts et en instance de transfert vers le fort de Joux. Pierre-Charles Baquoi avait &#233;t&#233; professeur au coll&#232;ge de La Marche d'Isaac Louverture, fils du g&#233;n&#233;ral, et de Placide Clerc, dit Louverture, demi-fr&#232;re du pr&#233;c&#233;dent. Sur la gravure, Toussaint Louverture ne (...)

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&lt;a href="http://abolitions.free.fr/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;03. P&#233;riode r&#233;volutionnaire et Premier empire (1789-1815)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://abolitions.free.fr/IMG/arton78.jpg&quot; width='110' height='150' style='height:150px;width:110px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_64 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://abolitions.free.fr/local/cache-vignettes/L347xH477/LouvertureBaquoy-92261.jpg' width='347' height='477' alt=&quot;&quot; style='height:477px;width:347px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=justify&gt;Le seul portrait authentique du g&#233;n&#233;ral de division fran&#231;ais Toussaint Louverture dont on est absolument s&#251;r est celui qui a &#233;t&#233; dessin&#233; par Pierre-Charles Baquoi &#224; Brest entre le 12 et le 23 juillet 1802 ; Toussaint Louverture est alors aux arr&#234;ts et en instance de transfert vers le fort de Joux.
&lt;p&gt;Pierre-Charles Baquoi avait &#233;t&#233; professeur au coll&#232;ge de La Marche d'Isaac Louverture, fils du g&#233;n&#233;ral, et de Placide Clerc, dit Louverture, demi-fr&#232;re du pr&#233;c&#233;dent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur la gravure, Toussaint Louverture ne porte plus d'&#233;paulettes d'officier g&#233;n&#233;ral, ce qui montre que sa radiation de l'arm&#233;e qui datait du 29 mars 1801 lui avait &#233;t&#233; notifi&#233;e. Les autres &#233;l&#233;ments d'uniforme sont bien ceux d'un g&#233;n&#233;ral de la R&#233;publique fran&#231;aise. Il s'appuie de la main droite sur une canne, qui est sans doute celle en bois de gayac conserv&#233;e qui a &#233;t&#233; conserv&#233;e par les descendants du comte de No&#233; au ch&#226;teau de No&#233; dans le Gers. Il porte &#224; droite un sabre, qui a &#233;t&#233; sans doute &#233;t&#233; ajout&#233; sur le dessin pour le prestige, car d'une part le sabre se porte &#224; gauche et de plus il avait remis son sabre lors de sa mise aux arr&#234;ts &#224; Saint Domingue...&lt;/p&gt; &lt;div align=right&gt;Jacques Petit
&lt;p&gt;Copyright : Jacques de Cauna, 1989.&lt;img src=http://abolitions.free.fr/ecrire/imgabo/toussaintlouverture-2.jpg hspace=10 vspace=10 width=200 align=left style='max-width: 500px; max-height: 100000px'&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=justify&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Toutes les images (plus ou moins r&#233;duites) du v&#233;ritable portrait en pied de Toussaint en circulation actuellement proviennent de la photo originale faite en 1989 par Jacques de Cauna au manoir des
Lauriers &#224; Port-au-Prince. Cette photo a &#233;t&#233; publi&#233;e dans &lt;i&gt;Ha&#239;ti, l'&#233;ternelle R&#233;volution&lt;/i&gt;, Port-au-Prince, Deschamps, 1997. Voir aussi pour pr&#233;cisions J. de Cauna, &lt;i&gt;Toussaint Louverture et l'ind&#233;pendance d'Ha&#239;ti&lt;/i&gt;, Paris, Karthala et SFHOM, 2004, p. 42-43.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Libert&#233; pour l'Histoire - 12 octobre 2006</title>
		<link>http://abolitions.free.fr/spip.php?article74</link>
		<guid isPermaLink="true">http://abolitions.free.fr/spip.php?article74</guid>
		<dc:date>2006-10-18T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>La France est engag&#233;e dans un processus acc&#233;l&#233;r&#233; de lois &#233;tablissant des v&#233;rit&#233;s d'Etat sur le pass&#233;. Alors m&#234;me que le Pr&#233;sident de la R&#233;publique a d&#233;clar&#233; que &#171; ce n'est pas au Parlement d'&#233;crire l'histoire &#187;, le vote, aujourd'hui, d'une nouvelle loi sur le g&#233;nocide arm&#233;nien constitue une v&#233;ritable provocation. Si profond que soit le sentiment de solidarit&#233; que nous &#233;prouvons pour les victimes de l'histoire, nous &#233;levons une protestation solennelle : cette nouvelle loi s'inscrit dans un mouvement rapide (...)

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&lt;a href="http://abolitions.free.fr/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;01. A propos de ce site&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La France est engag&#233;e dans un processus acc&#233;l&#233;r&#233; de lois &#233;tablissant des v&#233;rit&#233;s d'Etat sur le pass&#233;. Alors m&#234;me que le Pr&#233;sident de la R&#233;publique a d&#233;clar&#233; que &#171; ce n'est pas au Parlement d'&#233;crire l'histoire &#187;, le vote, aujourd'hui, d'une nouvelle loi sur le g&#233;nocide arm&#233;nien constitue une v&#233;ritable provocation. Si profond que soit le sentiment de solidarit&#233; que nous &#233;prouvons pour les victimes de l'histoire, nous &#233;levons une protestation solennelle : cette nouvelle loi s'inscrit dans un mouvement rapide d'appropriation de l'histoire par des m&#233;moires particuli&#232;res et de recul des libert&#233;s d&#233;mocratiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En repoussant un amendement qui visait au moins &#224; pr&#233;server de la censure et de la r&#233;pression &#171; la recherche universitaire et scientifique &#187;, l'Assembl&#233;e nationale vient d'&#244;ter le masque : ce ne sont pas d'&#233;ventuels &#171; troubles &#224; l'ordre public &#187; qu'elle entend emp&#234;cher par ces lois, c'est bien la recherche universitaire et tous les enseignants qu'elle veut, sous peine d'amende ou de prison, soumettre aux v&#233;rit&#233;s officielles qu'elle &#233;dicte. Les historiens se trouvent ici en premi&#232;re ligne d'un combat qui int&#233;resse tous les citoyens et met en cause la possibilit&#233; pour chacun d'acc&#233;der &#224; la connaissance et au libre examen. Ce sont bien les libert&#233;s de pens&#233;e et d'expression qui sont menac&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De m&#234;me que l'article 4 de la loi de f&#233;vrier 2005 relatif &#224; la colonisation, r&#233;cemment abrog&#233;, la loi relative au g&#233;nocide arm&#233;nien est contraire &#224; notre Constitution et aux principes g&#233;n&#233;raux du droit. C'est pourquoi, si le S&#233;nat devait confirmer le vote de l'Assembl&#233;e, nous demanderions au Pr&#233;sident de la R&#233;publique de saisir le Conseil Constitutionnel, gardien de la Constitution et des libert&#233;s, pour qu'il annule la loi du 29 janvier 2001, modifi&#233;e par la loi adopt&#233;e le 12 octobre 2006 par l'Assembl&#233;e nationale.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Contacter l'association &quot;Libert&#233; pour l'histoire&quot; : &lt;a href=&quot;mailto:libertepourlhistoireNOSPAM@NOSPAMwanadoo.fr&quot; class='spip_mail'&gt;libertepourlhistoireNOSPAM@NOSPAMwanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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